Jean 1,1-18 : Le mystère de l’Incarnation
Dialogue entre les trois personnes de la Trinité.
- Le monde est un monde désorienté, cherchant mais ne trouvant pas, couvert par les ténèbres qui lui voilent le visage de Dieu.
Pourtant, Père, tu n’as pas créé le monde pour son malheur. Tu l’as créé beau et bon. L’homme a tout gâché en oubliant Dieu. Sa vie le conduit au néant. Il s’est créé de faux dieux qui ne mènent nulle part, qui lui font peur et le menacent.
- Cela ne peut plus durer. L’homme a oublié que la vie c’est d’abord l’amour. Je vais lui montrer le vrai visage de Dieu. L’amour n’écrase pas; il se fait l’égal de l’autre.
- Je vais m’incarner, être pleinement homme. En me voyant, les hommes réapprendront à aimer. Ils retrouveront la vie en moi; ils retrouveront la joie d’être enfants de Dieu. Pour apprendre l’amour, il faut d’abord accepter d’être aimés et Dieu nous aime le premier.
- C’est toi, Seigneur Esprit Saint, qui va leur faire sentir, comprendre l’amour du Père pour moi et pour tous les hommes. C’est toi qui va faire monter en tous ce désir d’aimer et de vivre.
Luc 1,26-38. C’est à une vierge que Dieu se fait connaître.
Elle avait déjà un projet de vie. Dieu vient bouleverser la vie de Marie.
Nous avions tous des projets : certains que nous avons réalisés. D’autre que nous avons laissé juste en mémoire avec un peu de dépit ou de culpabilité. La vie nous fait prendre des chemins insoupçonnés.
Et pour chacun de nous, d’une manière ou d’une autre, Dieu est entré dans notre vie. Il nous a dit qu’il nous aime, qu’il avait d’autres projets pour nous. Contrairement à Marie, souvent, on lutte avec le Seigneur, comme Jacob. Puis un jour, on se laisse faire. Et la vraie vie commence.
Aujourd’hui encore, le Seigneur se révèle à moi. Il me redit son amour. Quand tu manifestes ton amour, Seigneur, il y a toujours un projet, une invitation qui l’accompagne. Tu me dis de ne pas avoir peur. Tu es avec moi. Comme Marie, je veux m’offrir à toi. Dis-moi ce que tu veux que je fasse. Tu veux que je te donne au monde, non pas à ma manière, mais à la tienne. Qu’il me soit fait selon ta parole.
Luc 1,1-45 Annonciation et Visitation.
Souvent Seigneur, quand tu nous fait pressentir un de tes projets, nous ne voyons pas comment cela pourra se faire. Et tu nous réponds comme à Marie : »N’aies pas peur. L’Esprit Saint te prendra sous son ombre ». Alors je te dis : »Fais de moi ce qui te plaira. J’ai confiance en toi ».
Marie, apprends-moi à laisser vivre Jésus en moi. Conduis-moi sur ses pas. Toi qui as cru, prends-moi sous ta garde.
« Marie se rendit en hâte chez Élisabeth ».
Pourquoi en hâte? Elle venait de faire l’expérience de Dieu et elle savait qu’Élisabeth avait aussi connu la grâce du Seigneur. Elle avait hâte de partager sa joie avec celle qui vivait la même joie.
Merci, Seigneur, pour la joie de te savoir avec moi. Que le désir de te proclamer, de te partager grandisse sans cesse en moi, pour que j’aille en hâte te partager avec mes frères humains. Aller leur dire qu’eux aussi sont aimés de Dieu pour qu’ensemble nous te rendions gloire.
« Bienheureuse celle qui a cru ».
Bienheureux suis-je moi aussi! Je crois en toi, Seigneur. Que ma foi se traduise par le don de toute ma vie à ton service. Que ta volonté soit faite. Marie, Élisabeth, Joseph, vous qui avez décelé la volonté de Dieu dans vos vies, priez pour moi, pour nous tous, afin que le Seigneur nous ouvre les yeux sur ce qu’il attend de chacun de nous.
Luc 2,1-7 Naissance de Jésus.
Je regarde Joseph. Il obéit à la loi. C’était le premier recensement: il aurait pu ne pas y aller. Les Romains n’étaient pas obligés de savoir, et pourquoi voulaient-ils savoir? Pour l’instant, ils sont maîtres et Dieu est avec nous, pensait probablement Joseph. Pourtant, Marie était déjà avancée dans sa grossesse, et c’était son premier. Il y avait ce long voyage à faire. Le Sauveur devait naître. Alors, Joseph, pourquoi es-tu allé à Bethléem ?
Je vois Joseph inquiet pour la logistique, pour Marie. Mais il fait confiance en Dieu. Il est un homme simple: il s’est sûrement dit : »Sans doute que Dieu veut naître là-bas ». Je le vois aussi tout émerveillé devant Marie et devant l’enfant.
Et moi ? Est-ce que mon inquiétude se transforme en confiance en Dieu ? Suis-je suffisamment simple ? Est-ce que je sais m’émerveiller devant les témoins, devant Dieu en eux ?
Luc 2,7-20 Les bergers.
Les bergers, ce sont les enfants délaissés, les ignorés, ceux que l’on rejette. Tous les méprisés de nos sociétés. Ce sont tous ceux à qui on promet tout mais que finalement, on exploite.
« L’ange du Seigneur se tint près d’eux ». Seigneur tu nous envoies comme des anges au milieu du monde. Nous parlons la langue des autres, nous avons adopté leur coutumes mais qu’est-ce que cela peut durer avant qu’ils nous entendent!
« La gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ». Ils découvrent Dieu; un espoir naît, surtout chez les jeunes, actuellement.
« Soyez sans crainte », devons-nous leur rappeler souvent. Particulièrement en cette année placée sous le signe de l’espérance. « Il vous est né un Sauveur ». Dieu a semé dans les cœurs de beaucoup la graine de la foi et de l’espérance.
« Le signe ». Un bébé dans une crèche. Les gens s’attendent à un Dieu écrasant. Croire à ce signe d’un Dieu qui se fait proche et vulnérable, ça prend toute une vie. C’est tellement contraire à l’image qu’on se fait de Dieu. Ce bébé, c’est Dieu qui aime, qui veille sur ses enfants. Le signe, ce ne sont pas les mensonges de ce monde ni la société de consommation.
« L’armée céleste », ce sont les chrétiens qui se réunissent pour louer, évangéliser, animer des temps de catéchèse, se rendre présent dans les homes, les prisons et les hôpitaux,.
« Allons voir à Bethléem ». Combien de jeunes et d’adultes, aujourd’hui, découvrent Dieu à travers les amitiés, les réseaux et surtout à travers l’appel du Père.
« Ils vinrent en hâte ». Rien ne peut les arrêter. Je pense à cet homme de 55 ans, né ans l’Islam qui vient au catéchuménat en cachette, je pense à ce papa qui n’ose pas encore annoncer son baptême à sa famille, à cette jeune fille qui vient nous dire en pleurs que ses parents ne veulent plus qu’elle poursuive le catéchuménat.
“Ils trouvèrent Marie, Joseph et l’enfant ». Ce n’est rien de spectaculaire : une famille unie dans l’amour. Importance de l’unité dans notre communauté chrétienne.
« Ils firent connaître ». Jésus nous libère de toutes ces fausses croyances.
Luc 2,22-28 Présentation au temple.
Je pense au temple. Il faut un très beau temple pour recevoir le Sauveur. Le temple de Salomon, les Basiliques de Rome tant visitées cette année, la cathédrale de tournai qui a vécu un si beau moment, prémices de tant d’autres. Mais tout cela, ce sont des temples bâtis de mains d’hommes.
Le temple que Jésus désire, c’est la crèche de Bethléem, toute simple, mais accueillante, comme Marie. Ce qui fait la beauté de la crèche, c’est la présence de Jésus. Et à la crèche, tout le monde peut y aller, même une femme qui va accoucher, même les bergers ou les étrangers (mages).
La crèche est le temple de Dieu. Elle montre Dieu aux hommes. Les hommes, en s’y rendant, trouvent Dieu. J’ai déjà été dans tellement de belles églises que je n’y voyais pas Dieu. Quand c’est tellement riche et tellement beau, on n’y voit plus le tabernacle, là où est Jésus.
Seigneur, tu viens habiter le temple que je suis. Tu ne désires pas le faste, mais un cœur ouvert à toi et aux autres, simple mais rayonnant de toi.
Marie, apprends-moi la simplicité du cœur, l’humilité du cœur qui écoute, pour que Jésus puisse s’y trouver à son aise et que le monde, en me voyant, puisse dire: « J’ai rencontré le Christ ».
